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  LA COMÉDIE DE PARIS

   
Ce charmant petit théâtre, au passé tumultueux et décousu, a réussi à traverser les époques et à s’imposer dans le paysage théâtral parisien.

LES ANNÉES 30 : UN CABARET EN VOGUE
La salle des Menus Plaisirs, construite et décorée par l'architecte G.H. Pingusson, au pied de la butte Montmartre, fut inaugurée le 24 décembre 1929, pour le réveillon de Noël.

Marcel Tallien, son directeur, y instaure le Music-Hall de dix heures, un spectacle amusant et varié, à une heure commode après dîner, dans une salle intime et confortable. Des revues signées Falk, Pierre Varenne, Tarault, Gantillon y firent applaudir des artistes réputés tels que Mesdames Clara Tambour, Missia, la grande tragédienne lyrique Damia, et messieurs Carol, Carette, Jean Sablon.

Ensuite, les Menus-Plaisirs devinrent "Théâtre de l'Humour", un cabaret où les célèbres chansonniers Dorin, Noël-Noël, Colline firent courir tout Paris.

L'APRÈS-GUERRE
Le genre du music hall est abandonné pour celui de la comédie, privilégiant la création et les jeunes auteurs.

Pendant la guerre, le Théâtre de l'Humour repris par Jacques Valois abandonne le genre Music-Hall pour la Comédie. La troupe du Jeune Colombier s'y installe, et, sous la direction de Monsieur Raynal, y présente Le Héros et le Soldat de Georges-Bernard Shaw, La Mandragore de Machiavel, Tout est bien qui finit bien de Shakespeare...

En 1955, c'est l'auteur dramatique Charles Peyret-Chappuis, qui reprend le théâtre, le transforme, le rénove et lui donne le nom de "Comédie de Paris". Raymond Gérôme y monte Protée de Paul Claudel avec, entre autres, Michel Piccoli qui y joue également Clotilde du Nord de Louis Calferte.

En mars 1956, la Comédie de Paris devient "Théâtre d'Essai", animé par André Certes et Bernard Jenny qui s'appliquent à y créer des pièces de jeunes auteurs. Ce fut une saison au cours de laquelle furent présentés : A Corps Perdu, la première pièce d'Henri Roux avec Valentine Tessier, Ce Pauvre Gulliver, la première pièce de Simone Dubreuilh avec Lola Maddalena, et Litanie pour des Gisants, la première pièce de Paul De Bock.

En 1957, c'est la comédienne Françoise Delille qui devient directrice. A nouveau de nombreuses créations voient le jour : Pitié pour les héros de Michel-Aimée Baudouy, Le Charme slave de Véra Volmane avec Nadia Gray et Misha Auer, La Bêtise de Cambrai de Jean de Letraz, L'Homme de Guerre de François Ponthier, Saint Glin Glin de Claude Scnerb.

Puis Nicolas Bataille présente en 1961 des spectacles de chansons, des comédies musicales comme La Femme-Femme de Jean-Pierre Ferriere et enfin Le Silence de Dieu avec Madeleine Sologne.

France Aubrey lui succède avec des auteurs tels que: Pinget (Architruc et La Manivelle), Goldoni (Les Femmes de Bonne Humeur), Gabriel Arout (La Cage).

LES ANNÉES 60-70 : UNE SUCCESSION DE DIRECTIONS INSTABLES
A partir de 1963, le théâtre, sans direction ferme, connaît une programmation protéiforme : revues, spectacles légers, artistes de variétés (comme Mouloudji).

En 1967, Raymond Hermantier dirige la salle, qu'il appelle "Nouveau Théâtre Libre".

En 1968, le théâtre change à nouveau de nom et devient le "Studio-Théâtre", mais est voué progressivement à la disparition... Il ferme ses portes.

En 1974, le "Love-Théâtre" s'y installe. Puis la salle ferme à nouveau jusqu'en 1981.

DES ANNÉES 80 À NOS JOURS
Un nouveau souffle pour la Comédie de Paris qui parvient à s’imposer comme un lieu référent de la comédie et de l’humour.

En 1981, Gérard Maro décide de reprendre la direction de la Comédie de Paris. Durant les années qui suivirent, plus de soixante spectacles y furent montés, soit par ses soins, soit en collaboration avec d'autres compagnies théâtrales; citons Moi de Labiche, Les Marchands de Gloire de Marcel Pagnol, Messieurs les Ronds de Cuir de Georges Courteline, Le Confort Intellectuel de Marcel Aymé, Poil de Carotte adapté par Gérard Maro d'après Jules Renard, La Première Tête d'Antoine Rault, Voltaire's Folies d'après Voltaire, Drôle de Gouter d'après Boris Vian et Grand'Peur et Misère du IIIème Reich de Bertold Brecht.

Il aura fallu attendre cinquante ans pour qu'une seule et même direction assure pendant quinze ans la stabilité dans la création. Grâce à l'opiniâtreté de ce jeune directeur, ce petit théâtre au passé tumultueux et décousu revit enfin et réussit à s'imposer dans le paysage théâtral parisien.
En 1995, Gérard Maro quitte la Comédie de Paris pour le Théâtre de l'oeuvre.

Jean-Georges Tharaud, d'abord accompagné de Christian Laurent puis seul, reprend la direction de la Comédie de Paris en proposant une programmation originale et variée, et jonglant avec des pièces classiques et des spectacles plus contemporains. Ont notamment été accueillis : Grande Ecole de Jean-Marie Besset, Libres sont les papillons de L. Gershe avec Alexandra Stewart, Les Petits Vélos de D. et P. Haudecoeur, Couple en turbulence d'Eric Assous, le one-man-show de Titoff, Volpone de Jules Romains...

Jean-Pierre Bigard, lui succède le 10 janvier 2008. Il est déjà le directeur du célèbre théâtre du Palais des Glaces. Il a pour ambition d'y présenter une programmation éclectique à l'instar d'univers aussi différents que ceux d'Armelle et de Francky O. Right avec lesquels il inaugurera le lieu. Mais aussi la volonté d'encourager de jeunes auteurs en leur offrant notamment l'opportunité de créer leur toute première pièce avec l'espoir de prolongation dans la grande salle du Palais des Glaces.